C1 - Diagramme - Analyse des dangers
Item C1 : Diagramme de fabrication et analyse des dangers⚓
Conseil - VM-Général - Ligne C1L01 : Lignes directrices de notation de l'item⚓
Situations conduisant à une note C ou D de l'item La notation C ou D doit prendre en compte le critère de gravité en fonction d’une analyse de risque | |
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Exemple - VMS-Restauration Collective - Ligne C1L01 : Lignes directrices de notation de l'item⚓
Cet item est noté A quand l’exploitant applique le contenu du GBPH d’application HACCP compatible avec les process qu’il met en œuvre. Il est attendu de l’inspecteur de mentionner l’intitulé du ou des GBPH d’application HACCP concernés.
Pour les camps sous toile qui appliquent le GBPH validé «restauration collective de plein air des accueils collectifs de mineurs», l’item C1 est noté A.
Pour les petits établissements de restauration collective qui appliquent le guide spécifique d’aide à l’élaboration d’un plan de maîtrise sanitaire, l’item C1 est noté A.
L’établissement peut s’appuyer sur le document « COMMUNICATION DE LA COMMISSION Lignes directrices relatives aux plans de maîtrise sanitaire de toutes les activités du commerce de détail alimentaire y compris les dons alimentaires » (2020/C 199/01).
Flexibilité
Les diagrammes de fabrication et l'analyse des dangers qui en découle ne sont pas requis :
pour les camps sous toile qui utilisent le GBPH validé «restauration collective de plein air des accueils collectifs de mineurs».
pour les offices satellites et les petits établissements de restauration collective qui utilisent le guide pour les petits établissements de restauration collective ;
pour les établissements qui livrent des repas à domicile et qui appliquent pour cette activité le GBPH "Livraison de repas à domicile".
Cependant l’item est noté A par l’inspecteur qui mentionnera le nom du guide auquel se réfère l’établissement.
Toutefois pour ces établissements, il leur est fortement conseillé de prendre en compte les dangers mentionnés à la ligne C1L04.Cependant, cette liste de dangers ne saurait être exhaustive et ne se substitue pas à l’analyse des dangers de l’exploitant (se reporter à l’item C1L04 du VMG).
Conseil - VM-Général - Ligne C1L02 : Description et utilisation attendue des produits finis⚓
Méthodologie | Situation attendue |
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Flexibilité :
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Pour information
Pour les produits composés, se référer à l’instruction technique relative à l’agrément sanitaire.
Pour les établissements agréés, la description et l’utilisation des produits sont décrites dans le dossier d’agrément.
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Conseil - VM-Général - Ligne C1L03 : Diagramme de fabrication pour chaque catégorie de produits finis⚓
Méthodologie | Situation attendue |
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Flexibilité
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Pour information
Une étape du diagramme de fabrication d’un produit est une étape de traitement, de manipulation ou d’attente.
Exemple - VMS-Restauration Collective - Ligne C1L03 : Diagramme de fabrication pour chaque catégorie de produits finis⚓
Méthodologie | Situation attendue |
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Flexibilité
Pour tous les établissements, s’ils utilisent un GBPH d’application HACCP, ils n’ont pas besoin de formaliser par écrit les diagrammes de fabrication, ni l’analyse des dangers, dès lors qu’ils correspondent aux activités portées par les champs d’application de ces GBPH.
Conseil - VM-Général - Ligne C1L04 : Analyse des dangers complète et pertinente pour l'activité considérée⚓
Méthodologie | Situation attendue |
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Flexibilité :
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Pour information
1/Guide d’aide à la gestion des alertes d'origine alimentaire.
2/Il existe également des fiches outils relatives :
aux dangers biologiques : sont disponibles sur le site de l'ANSES (http://www.anses.fr/). Les critères microbiologiques définis dans l’annexe I du Reg CE 2073/2005 doivent être pris en compte dans l’analyse des dangers.
aux dangers chimiques et physiques publiées par l’Anses, devant faciliter l’appropriation de ces dangers par les professionnels et la rédaction des GBPH. On peut citer en particulier :
la fiche outil dangers physiques : corps étrangers (https://www.anses.fr/fr/system/files/GBPH2013sa0170.pdf),
la fiche outil dangers chimiques liés aux matériaux au contact des denrées alimentaires (https://www.anses.fr/fr/system/files/GBPH2013sa0167.pdf)
la fiche outil dangers chimiques liés à l’utilisation de produits de nettoyage et de désinfection (https://www.anses.fr/fr/system/files/GBPH2013sa0168.pdf)
la fiche outil dangers chimiques liés à la présence de substances néoformées dans les aliments au cours des procédés de fabrication, de transformation et de préparation des aliments (https://www.anses.fr/fr/system/files/GBPH2014SA0036.pdf)
la fiche outil dangers chimiques associés aux produits primaires (https://www.anses.fr/fr/system/files/GBPH2014sa0217.pdf) o la fiche outil dangers chimiques potentiellement liés à l’utilisation des additifs, arômes et auxiliaires technologiques (https://www.anses.fr/fr/system/files/GBPH2014sa0228.pdf
3/Exemples de dangers chimiques :
Dangers liés à la matière première (exemple : résidus de produits phytopharmaceutiques, résidus de médicaments vétérinaires, éléments traces métalliques (plomb, cadmium, mercure, arsenic…), dioxines et polychlorobiphényles (PCB), substances perfluoroalkylées (PFAS)
Dangers liés à des substances intentionnellement ajoutées comme les additifs alimentaires, auxiliaires technologiques et arômes (exemple : nitrites et nitrates utilisés en tant qu’additifs)
Dangers liés aux substances néoformées issues de procédés de transformation (exemple : hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), acrylamide, composés polaires dont les triglycérides oxydés (TGO), 3-monochloropropane-diol (3-MCPD) et esters d’acides gras de glycidol, composés nitrosés (nitrosamines)
Dangers liés à la migration de matériaux au contact des denrées alimentaires
Dangers liés au processus de nettoyage-désinfection et de lutte contre les nuisibles (exemple : résidus de produits de nettoyage-désinfection, raticides, insecticides…)
Dangers liés à des situations accidentelles ou incidentelles, des défauts de maintenance (exemple : fuite de fluides frigorigènes, lubrifiants, dégrippants…)
Certains dangers sont spécifiques à certaines filières ou espèces (ex : toxines de plantes, bio toxines marines…).
4/Exemples de dangers physiques :
Corps étrangers issus de la matière première (exemple : os, cartilage, cailloux ...)
Corps étranger métallique (exemple : agrafes, écrou, reste d'aiguille ...)
Autre corps étranger (exemple : plastiques durs, bois, verre …)
Radioactivité
5/Les allergènes font partie des dangers à prendre en compte ; ils sont listés dans l’annexe II du Reg CE 1169/2011 du Parlement européen et du Conseil du 25 octobre 2011 concernant l'information des consommateurs sur les denrées alimentaires.
Exemple - VMS-Restauration Collective - Ligne C1L04 : Analyse des dangers complète et pertinente pour l’activité considérée⚓
La liste de dangers ci-dessous ne saurait être exhaustive et ne se substitue pas à l’analyse des dangers de l’exploitant (se reporter à l’item C1L04 du VMG).
Méthodologie | Situation attendue |
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Danger « acrylamide » (friture, etc.) | |
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Danger « botulisme » : miel | |
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Danger «composés polaires néoformés» (huile de friture) | |
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Danger « echinococcus multilocularis » (végétaux cueillis) | |
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Danger « Escherichia Coli Entérohémorragiques » (EHEC) | |
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Danger « HAP » (cuisson barbecue, fumage, etc.) | |
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Danger « histamine » | |
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Danger «mycotoxines» (fruits/légumes/jus) | |
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Danger « parasitisme : anisakis etc. » (poissons à nageoires, mollusques céphalopodes, frais, Sauvages et d’élevage) | |
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Danger « phytohémagglutinine » | |
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Danger « trichine » | |
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Danger « virus hépatite E » | |
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Pour information
En cas de cuisine ouverte, le risque de contamination aéroportée doit être pris en compte dans l’analyse des dangers.
On entend par famille de produits l’ensemble des produits analogues issus d’un même process. Quelques exemples : crudités, cuidités, produits subissant une cuisson courte, produits cuits à basse température, viandes sautées, viandes blanches rôties, viandes rouges rôties, légumes vapeur, mixés, féculents, préparations à base d’œufs, produits assemblés, produits de transfert ou de négoce, etc.
L’analyse des dangers doit être adaptée aux besoins de chaque catégorie d’établissement, aux contraintes spécifiques des installations et de l’activité (cuisine centrale, cuisine sur place) et du public cible.
Danger suite à la consommation de Betterave crue :
Suite à plusieurs épisodes de TIAC impliquant la consommation de betteraves crues râpées, l'ANSES a précisé dans son avis du 27 novembre 2014 (référence n°2014-SA-0174) que plusieurs hypothèses sont aujourd'hui envisagées (forte concentration par des souches de Pseudomonas présentant un pouvoir pathogène élevé, présence de toxines produites par d'autres micro-organismes, d'origine bactérienne ou fongique, présence de substances toxiques chimiques), mais la cause exacte des symptômes observés suite à la consommation de betteraves crues râpées reste inconnue.
L'ANSES indique que des investigations complémentaires sont nécessaires, et recommande de ne plus servir de betteraves crues râpées dans les restaurants collectifs des établissements d'enseignement et des maisons de retraite.
Plusieurs espèces de Pseudomonas (P.fluorescens, P.putida, P. chlorophis) ont été étudiées [...] pour leur utilisation comme agents de protection des plantes. [...] Les Pseudomonas sont utilisés en biotechnologie avec la bioremédiation, la biodégradation, le traitement des effluents, etc., et en agriculture avec la stimulation de la croissance des plantes (biostimulation) ou la lutte contre les ravageurs et les maladies fongiques (bioprotection) (par enrobage des semences ou enrichissement de la rhizosphère). [...] Par ailleurs, l'hypothèse de production d'amines biogènes par les Pseudomonas au cours de leur multiplication sur les betteraves crues ne peut être rejetée.
Danger suite à la consommation de produits laitiers au lait cru :
Des épidémies d’infections à EHEC (Escherichia Coli entérohémorragiques) en lien avec la consommation de fromages au lait cru ont été rapportées en France à plusieurs reprises, notamment en mai 2018 (11 enfants atteints de SHU (syndrome hémolytique et urémique) dont l'un est décédé) et en avril 2019 (13 enfants atteints de SHU, dont plusieurs ont développé des complications neurologiques – bilan provisoire au 30/04/2019).
Les ministères de la santé et de l'agriculture ont convenu d'un message de prévention qui est le suivant :
le lait cru et les fromages au lait cru présentent un sur-risque important d'infection bactérienne chez l'enfant, surtout pour les moins de 5 ans ; ce sur-risque diminue avec l'âge jusqu'à 15 ans où il rejoint la normale, d'après les études ;
les enfants de moins de 5 ans ne doivent en aucun cas consommer ces produits, les cas observés ces dernières années confirment la sensibilité des enfants de cette tranche d'âge, chez lesquels les symptômes peuvent être dramatiques ;
ces préconisations sont également valables pour les autres populations à risque (listeria) : femmes enceintes ou personnes immunodéprimées.
Les qualités nutritionnelles de ce type de produits, récemment soulignées par l'INRAE, ne doivent en aucun cas occulter le risque sanitaire.
Les fromages au lait cru à pâte pressée cuite tels que le Gruyère, le Comté, l'Emmental, l’Abondance ou le Beaufort, dont le processus de production comporte un traitement thermique, ne sont pas concernés par ces recommandations d’éviction à la consommation.
Danger suite à la consommation de Champignons :
Des mésusages liés à la consommation de champignons comestibles, peuvent entraîner des intoxications :
Avis de l’Anses Saisine n°2015-SA-0180_Projet d'arrêté relatif aux variétés comestibles de champignons de culture et sauvage
Anses_Production scientifique_Champignon Shiitake, qui sont à consommer cuits.
Il est préconisé de consommer le champignon en parfait état de fraîcheur, et en quantité raisonnable (de 150 à 200 grammes de champignons frais par adulte et par semaine).
Pour ces champignons (toxiques en cas de consommation crue), une cuisson à l’eau bouillante à 100°C pendant 15 minutes avec rejet de l’eau de cuisson, ou une cuisson prolongée à la poêle pendant 20 à 30 minutes de manière à atteindre une température à cœur de 70°C est préconisée.
Il est aussi conseillé pour les champignons commercialisés à l’état séché, de les consommer bien cuits après réhydratation (se référer à l’étiquetage du fabricant).